En attendant Bojangles : une claque émotionnelle

Adapté du roman éponyme d’Olivier Bourdeaut, le film En attendant Bojangles réunit avec brio Virginie Efira et Romain Duris, jouant un couple passionnément amoureux rattrapé par la folie.



L’année 2022 s’ouvre au cinéma avec l’adaptation du best-seller En attendant Bojangles, dont la prose et l’univers sont inspirés de Boris Vian. Porté aux écrans 5 ans après sa publication par le réalisateur Régis Roinsart, En attendant Bojangles reprend avec fidélité l’histoire de Camille (Virginie Efira) et Georges (Romain Duris), que l’on suit dans leur amour vertigineux, sous le regard amusé de leur fils Garry (Solàn Machado-Graner).



Un amour captivant…


Affiche du film "En attendant Bojangles" ( © Curiosa Film)

C’est sur la musique de Nina Simone, Mister Bojangles, empruntée pour le titre du livre, que nous embarquent Camille et Georges tout au long du film. L’ivresse de la danse et des fêtes, c’est leur quotidien. L’histoire a pour décors la France des années 1960, fidèlement reproduite, bien que l’histoire soit intemporelle.


La première scène du film est absolument captivante. On passe des rires provoqués par les imitations de Georges, s’inventant des vies extraordinaires, qu’il raconte aux invités crédules d’un gala assommant, au coup de foudre. Mais ce n’est pas un énième coup de foudre comme les autres, vu et revu au cinéma. Avec Camille et Georges, le temps semble s’arrêter pour faire place au fantasque et à l’illusion.



Alors qu’il est sur le point de partir, désabusé par ce gala ennuyeux, Georges reste médusé en regardant Camille, dansant seule les yeux fermés. Inattendue, leur rencontre est aussi unique. Du jamais vu. À la question "comment vous appelez-vous ?", elle répond "donnez-moi le prénom qui vous chante !". Leur dialogue est espiègle, complètement irréel.



… en proie au délire et à la maladie


Ce coup de foudre, c’est la rencontre de deux mondes où les seules règles du jeu sont la fantaisie, la séduction et la danse. Loin de l’ennui du terre-à-terre, des réalités du quotidien et des obligations financières.


D’ailleurs, ils n'en ont que faire : une montagne de courrier déborde dans leur appartement, dont l’univers loufoque est bien reconstitué. Camille et Georges se sont créé un monde, leur monde, aussi extravagant qu’eux, où s’amuse leur fils, participant à leur délire joyeux et captivant. Mais ce monde sera bousculé par une maladie qui ne dit pas son nom.




L’amour de Camille et Georges est un pied de nez au raisonnable. Leur amour est une danse qui nous bouleverse à chaque pas, et encore plus lorsque celle-ci vacille. En salle depuis le 5 janvier, le film de Régis Roinsart donne envie de (re)lire le roman d’Olivier Bourdeaut, pour prolonger l’histoire et la danse.

0 commentaire

Posts récents

Voir tout